Wednesday 16 Apr 2014

Comment les services de musique grossissent leur taille de catalogue? Grâce aux reprises….

Bam

En ce moment, on est en pleine guerre de qui a la plus grosse, entre les services de streaming et de téléchargement. Qui a le plus gros catalogue de musique? Qui a le plus grand nombre de titres dans ce catalogue?

iTunes nous dit maintenant avoir quelques 20 millions de titres, Spotify 15 millions, Amazon MP3 16 millions de titres et encore et encore…Mais, surprise, dans un article écrit par Mark Mulligan ((The Long Tail Eats Itself), on apprend que ces chiffres sont incroyablement gonflés…mais incroyablement….

Il s’avère que la plupart des titres sont simplement des reprises. Des “covers” comme on dit dans les “milieux autorisés”.

Vous recherchez Lady Gaga, U2, Coldplay? En moyenne, seuls 10% de leurs titres sont vraiment la vraie version de l’artiste, le reste étant des covers, reprises, des parodies,  ou même des titres en double provenant d’albums remasterisés, d’EP, de compilations…

Voici quelques autres chiffres qui modifient quelque peu les fameux chiffres annoncés:

  • eMusic indique que plus de 75% de leurs titres n’ont jamais été téléchargé au moins une fois.  Et parmi le pourcentage de telechargé, combien n’ont été telechargé qu’une fois?
  • Nielsen a déterminé que seulement 1% de tous les titres représentent 80% des ventes.

En fait, cette petite bataille de chiffres, elle ne sert pas à grand chose. Même si vous pouvez avoir accès à 20 millions de titres, est ce que cela signifie que vous aurez envie de les entendre tous? En fait, cela signifie surtout que vous ne voudrez ou pourrez entendre que moins de 1% d’entre eux. Et pourtant, c’est probablement plus que vous ne pourrez jamais l’entendre dans votre vie…

ça  serait vraiment formidable si on pouvait attacher certaines métadonnées au titre, qui pourraientt régler ce gâchis,  comme “version originale”, “reprise”, “compilation”…

A propos de l'auteur

Virginie Berger est la fondatrice de DBTH (www.dbth.fr), agence spécialisée en stratégie et business développement notamment international pour les industries créatives, les technologies de contenu et les services innovants. Elle est aussi l'auteur du livre sur "Musique et stratégies numériques" publié à l'Irma. Sur twitter: @virberg

2 commentaires

  1. Guillaume says:

    Cette course aux chiffres, qui préfigure la prochaine : la course à la qualité (qui aura le plus gros fichier, la version « studio marster », etc.) ne masque pas vide réel de ces catalogues numériques, qui ne représentent qu’une toute petite fraction du physique. Et je ne parle même pas des bootlegs, des éditions limitées, etc. que l’on ne retrouvera jamais en vente en ligne.

    J’avais rédigé plusieurs billets à ce sujet, car il suffit de faire un comparatif des offres pour se rendre compte que même avec 20 millions de titres référencés au compteur, un monstre comme iTunes Store peut proposer moins de choix que de plus petits concurrents.

    Acheter du numérique n’a encore pas de sens : trop cher, surtout comparé au marché de l’occasion ou aux prix cassés du disque sur certaines plateformes comme Amazon, formats audio et compression inégaux, petitesse des catalogues, mauvaise indexation, absence de méta-données, etc.

    Ceci dit, on trouve une vraie différence en terme de choix entre les sites qui propose moins de 10 millions de titres et ceux affichant plus de 15 millions.

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  2. vivamusica says:

    Pour le coup ce sont surtout les producteurs qui fournissent des covers ou 30 000 versions du même Wonderful World tombé dans le domaine public. Les sites ne rendent disponible que ce qu’onleur donne.
    Il existe aujourd’hui une dénomination Cover / Cover by Cover band et Original dans les metadatas pour simplifié un peu les catalogues. Encore faut il que ces champs soit bien remplis.
    Sinon y a la solutionplus radicale d’un grand site américain qui refuse des titres du DP pour éviter des énièmes doublons.

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