Pourquoi faut-il parier sur les startups music tech ?

music tech DBTH

Sur ce blog, on parle beaucoup marketing de la musique, mais on parle aussi beaucoup technologie musicales. Et cela sera de plus en plus présent, mon Agence DBTH, qui a découlé de ce blog, se positionnant aussi de plus en plus sur ce créneau. Ainsi, nous avons le plaisir de représenter en France Twitter, Playpass, New Artist model, Baziks, Musicmetric, Mixgenius ou Satellinet… Nous représentons également le Futur of Music Forum Barcelona ou le Reeperbahn

L’édition 2014 du SXSW a permis de mettre en exergue un point important : Les mutations du marché musical permettent aux start-ups innovantes de se faire une place dans le secteur. Les jeunes entreprises les plus influentes à l’heure actuelle sont celles qui permettent une connexion directe entre une musique et ses fans. Le cœur de ce business model repose sur l’acquisition de catalogues artistiques, ce qui est un point critique pour la réussite d’une telle stratégie. Néanmoins, le prix de tels catalogues (tout du moins si l’on veut offrir une proposition complète aux auditeurs) est très élevé. Il est donc extrêmement difficile pour une entreprise d’intégrer ce segment de marché. Les structures les plus importantes comme Spotify ou Rdio ont bien souvent des investisseurs issus de labels qui leur facilitent l’accès à leurs catalogues.

Hackaton music SXSW

 

Néanmoins, il est possible de fonctionner sur un modèle hybride, reposant sur un catalogue partiel, comme CDBaby ou Bandcamp. La majeure partie du catalogue de ces deux plates-formes ne repose pas sur les catalogues de majors : la plupart des artistes sont indépendants. Pourtant, à défaut d’avoir d’importantes têtes d’affiches, Bandcamp a récemment annoncé que l’entreprise avait redistribué 66 Millions de Dollars aux artistes depuis sa création, et qu’elle s’approchait à présent des 100 000 Dollars par jour.

Un autre exemple de l’importance que prennent les start-ups dans la sphère musicale : les logiciels de « home-studios », comme Native Instruments ou Gobbler. De plus en plus de musiciens se créent leur propre studio, solution bien moins couteuse que d’enregistrer dans de véritables structures professionnelles. Certes, le résultat n’est pas comparable, néanmoins, le résultat est tout de même tout à fait correct. La qualité allant en s’améliorant à chaque mise à jour, les logiciels proposés par ces entreprises connaissent donc un franc succès, participant ainsi à l’essor de ce nouveau segment.

Nate Anderson, directeur de Little Kids Rock, pense quant à lui qu’il existe des opportunités très intéressantes qui résident entre l’apprentissage musical et les nouvelles technologies. Il estime que les apports novateurs dans la manière d’éduquer sur le plan musical peuvent s’avérer être un excellent complément à l’apprentissage classique, « même si les technologies ne remplaceront jamais un système d’éducation humain ».

Enfin, les applications sociales qui permettent de connecter l’artiste et le fan sont en plein boom. Par exemple, les applications permettant de lister les concerts, de manière géolocalisée et personnalisée, sont en pleine expansion (les investisseurs sont d’ailleurs nombreux sur ce business model) car elles sont totalement indépendantes de catalogues artistiques.

 

bandsintown fans

 

Pour compléter cet ultime propos, DJ Sean Glass, fondateur de Win Music, estime que les start-ups intégrant le secteur de la musique et se basant sur l’analyse de datas sont les plus intéressantes : « Les réseaux sociaux basés sur la musique ne m’intéressent pas, pas plus que celles qui se basent sur les découvertes musicales. En revanche, celles qui permettent de comprendre les intentions et décisions des consommateurs vis-à-vis d’un concert m’intéressent fortement ».

Enfin, une autre raison évidente de cette évolution, la pénétration de l’Internet mobile: Nous sommes passés d’une population d’internautes de 55 millions d’utilisateurs à près de trois milliards, et les utilisateurs de smartphones devraient augmenter de 1,5 milliards aujourd’hui à cinq milliards dans les prochaines années. Ceux qui se spécialisent sur la technologie mobile aujourd’hui peuvent devenir massivement plus gros que leurs prédécesseurs des décennies précédentes car les marchés sur les quels ils peuvent vendre sont de plus en plus énormes.

 

A propos de l'auteur

Virginie Berger est la fondatrice de DBTH (www.dbth.fr), agence spécialisée en stratégie et business développement notamment international pour les industries créatives, les technologies de contenu et les services innovants. Elle est aussi l'auteur du livre sur "Musique et stratégies numériques" publié à l'Irma. Sur twitter: @virberg

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